Mariage dans la tradition chretienne

Le mariage dans la tradition chrétienne est l’alliance d’un homme et d’une femme, dans le but de former une famille.

La religion chrétienne réglemente fortement cette institution, aussi bien dans les pratiques rituelles que dans le vécu au niveau des individus. De ce fait, une forte tradition existe aujourd’hui dans les aires culturelles où cette religion a étendu son influence.

Rome

Rome a légué à l’Occident trois conditions qui resteront indispensables à la validité du mariage tout au long de son histoire:

  • Les époux doivent être pubères.
  • Le mariage n’est pas incestueux, il est interdit entre parents proches.
  • Le mariage est monogame.
  • Arrangé entre les pères des futurs époux, qui ne faisaient parfois connaissance qu’au moment de leurs fiançailles (à l’occasion desquelles le jeune homme offrait une bague), le mariage faisait partie des devoirs du citoyen romain. Le Digeste contient cependant une recommandation de ne pas forcer le fils à se marier, et permettait à la fille de s’y opposer si le futur époux avait une « conduite infâme ». Le père pourra également (sous la République romaine) faire cesser le mariage s’il le souhaite.
  • La date de la cérémonie, voire son déroulement même, étaient assujettis aux présages des augures, comme l’étaient toutes les actions de la vie d’un Romain.
  • La mariée était habillée de blanc, couverte du velarium flammeum, voile orangé, et coiffée d’une couronne de fleurs.
  • Les justae nuptiae (justes noces), toutefois, étaient réservées aux seuls citoyens romains; elles étaient le seul mariage reconnu par le droit.
  • Dans tous les autres cas, (un citoyen et une non-citoyenne, voire une esclave) le mariage n’était pas reconnu, et les enfants nés de telles unions étaient illégitimes. Les époux dépendaient alors de la juridiction de leur pays d’origine.
  • Dans les cas des esclaves, leur maître pouvait leur accorder le contubernium, union sans valeur juridique, de même qu’il pouvait le rompre.
  • Contrairement au mariage chrétien, le mariage romain n’est pas fondé sur un consentement initial, mais sur un consentement continu. Faute de consentement, le mariage cesse. Il s’agit d’une affaire privée, et l’autorité publique n’intervient donc pas.

Le Moyen Âge

La christianisation de l’empire romain, puis les invasions « barbares » modifièrent ces pratiques.
Le mariage devint une cérémonie privée, qui se déroulait au domicile de la future épouse, et donnait lieu à des réjouissances familiales. Une bénédiction était parfois donnée, mais sans qu’elle n’ait de valeur officielle. La mariage était un engagement mutuel, écrit et signé, que la législation impériale encadrait.

Puis, avec le déclin de l’empire romain, l’habitude de signer un écrit, disparut progressivement, laissant la place à de nombreux abus .: seuls des témoins (de la cérémonie, ou de la vie conjugale), désormais, pouvaient justifier de l’existence de l’union.

De même, les mariages « secrets », les rapts (sans l’accord des parents de la fille), les divorces et les remariages devinrent courants. On connaît, par exemple, le cas du rapt de Mathilde par Guillaume le Conquérant, et les 5 épouses et la demi-douzaine de concubines de Charlemagne.

Le mariage se déroule en quatre étapes: La toilette de l’épouse, celle de l’époux, la cérémonie, puis, pour finir, une grande fête où familles et amis se retrouvent

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